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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 22:16

 

ud91@cgt.fr

 

ulcgtmassy@wanadoo.fr

 

 

 

Les salariés «sans papiers» de Modeluxe

 

doivent être régularisés !

 

 

 

 

Les ouvriers « sans papiers » de la blanchisserie industrielle Modeluxe de Chilly-Mazarin sont toujours en grève.

 

Ce sont des travailleurs étrangers en situation dite "irrégulière", qui travaillent depuis des années dans cette blanchisserie et qui se battent aujourd’hui pour obtenir leur titre de séjour afin de pouvoir continuer d’y travailler.

 

Pour la direction de la blanchisserie Modeluxe depuis des années l’embauche d’ouvriers « sans papiers » a toujours été une méthode de recrutement.

 

A la fin de l’année 2004 sous la pression du groupe anglais Sunlight qui venait de racheter l’usine, la direction cherche à s’en débarrasser probablement en vue d’une restructuration à venir. A cette fin elle provoque un contrôle de police dans l'entreprise le 13 décembre 2004.

 

Les syndiqués CGT de l'entreprise, l'Union locale CGT de Massy ont réussi à faire échouer l'opération. La direction du groupe Sunlight sera obligée d’adresser une lettre au Préfet indiquant qu’elle était prête à poursuivre le contrat de travail de ses ouvriers si la Préfecture leur donnait un titre de séjour.

 

Le 21 avril 2005, pour permettre à L’union locale de préparer les dossiers en vue de l’obtention des papiers, le Directeur de Cabinet du Préfet, Monsieur Raffi, communique par fax à l’Union locale la liste de tous les travailleurs "sans papiers" de l’usine.

 

Depuis la remise de ces documents (concernant à l'époque 43 personnes), la Préfecture de l’Essonne s’est empressée de ne rien faire.

 

Fin septembre 2006, prétextant le silence de la Préfecture , la direction de Modeluxe, dans le cadre de la "cession de 100% du capital et de ses droits" à la société Finance Conseil et Stratégie (FCS), annonce que les ouvriers "sans papiers" de l’entreprise seront licenciés pour faute grave !

 

Le lundi 2 octobre, la quasi-totalité des 160 salariés de l’entreprise sont en grève pour refuser le licenciement de leurs camarades et exiger leur régularisation.

 

Cette grève de solidarité va durer une semaine. La presse s’en est fait largement écho.

 

Le 9 octobre, de leur côté, les ouvriers "sans papiers" de l’entreprise, toujours menacés de licenciement, menacés pour certains d’entre eux d’être reconduits à la frontière, avec courage et détermination, ont décidé de poursuivre la grève pour leur régularisation.

 

 

 

 

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN,

CONFERENCE DE PRESSE

MARDI 24 OCTOBRE 2006

à 12h, PREFECTURE D'EVRY.

 

 

 

 


Selon une idée répandue, les travailleurs "sans papiers" seraient des clandestins qui arrivent à travailler on ne sait comment.

 

L'exemple des ouvriers de Modeluxe met en lumière à quel point cette vision des choses est erronée.

 

Premièrement : la grande majorité des patrons qui ont recours à ces travailleurs n’est pas dupe. Les grévistes de Modeluxe ont témoigné du fait qu'à leur embauche, la direction était parfaitement au courant de leur situation. Et pour cause, avec eux, précaires parmi les précaires les patrons disposent de travailleurs à qui ils peuvent demander tout et n’importe quoi. Travailleurs dont ils se servent en retour pour faire pression sur toute la communauté de travail.

 

A Modeluxe les salaires sont extrêmement bas (au-dessous de 1000 euros), les horaires élastiques (certains n'ont même pas les deux jours de repos hebdomadaire), les cadences de travail poussées à outrance (pas de pauses) sans parler des conditions de travail...

 

Deuxièmement : les patrons délivrent à ces ouvriers des fiches de paye. Ces « sans papiers » déclarent et, pour certains, paient des impôts... D’ailleurs les patrons, pour respecter un semblant de légalité, préfèrent leur demander, en lieu et place de documents qu’ils savent faux, la déclaration d’impôts, la facture d’Edf/Gdf ou la quittance de loyer...

 

Ces travailleurs complètement intégrés dans l’entreprise participent comme les autres à la marche générale de la boîte et donc à la création des richesses.

 

Ces ouvriers « sans papiers » travaillent à Modeluxe depuis des années. La direction de Modeluxe les a embauchés et les a exploités en toute connaissance de cause. La Préfecture a autorisé la poursuite de leur contrat de travail depuis la fin 2004 sans leur octroyer de titre de séjour : aujourd’hui, ils doivent être régularisés !

 

 

 

PÉTITION de SOLIDARITÉ AVEC LES OUVRIERS

 

 « SANS PAPIERS » de MODELUXE

 

EN GRÈVE POUR LEUR RÉGULARISATION

 

 

Monsieur le Préfet de l’Essonne,

 

D’après les pouvoirs qui vous sont conférés, vous pouvez immédiatement régulariser les ouvriers « sans papiers » de l’entreprise Modeluxe qui sont en grève depuis le 29 septembre 2006.

 

Vous le devez car depuis la fin 2004, la Préfecture a, de fait, reconnu à l’entreprise Modeluxe la possibilité de poursuivre le contrat de travail de ces ouvriers.

 

 

Nom

 

Prénom

 

Ville

 

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour tout contact :

 

Union Départementale CGT – 12 place des Terrasses de l’Agora 91034 Evry cedex

 

Tel. 01 60 78 28 41 – Fax. 01 60 78 55 43 ud91@cgt.fr

 

Union locale Cgt de Massy

 

14 Chemin des femmes 91300 Massy

 

Tel. 01 69 32 15 76. Fax. 01 60 11 56 04 ulcgtmassy@wanadoo.fr

 

 

 

Soutien financier à adresser à l’Union locale Cgt de Massy :

 

Compte Crédit Coopératif n°21025332404

 

 

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 21:56

 

                              

Union Locale de Massy

 

14, chemin des femmes

 

      91 300 MASSY

 

 

Communiqué du 16 octobre 2006.

 

 

Les ouvriers « sans papiers » de la blanchisserie Modeluxe sont toujours en grève.

 

 

Le jeudi 12 octobre les représentants des organisations syndicales, politiques, associatives… qui soutiennent les ouvriers « sans papiers » de Modeluxe en lutte pour leur régularisation, accompagné d’un représentant des ouvriers en grève, ont rencontré un collaborateur de Monsieur le Préfet de l’Essonne.

 

 

Le représentant de Monsieur le Préfet a pris bonne note des interventions de l’ensemble des membres de la délégation.

 

 

Suite à cette rencontre, vendredi 13 octobre 2006, Monsieur le Préfet a tenu par écrit à réaffirmer sa position, en indiquant que « sauf apparition d’éléments nouveaux » il ne peut accorder de titre de séjour à ces ouvriers qui depuis des années sont embauchés en toute connaissance de cause par cette entreprise.

 

 

La mobilisation pour la régularisation de ces « sans papiers » doit s’amplifier, il faut continuer de faire signer la pétition de soutien et contribuer à la solidarité financière pour aider ces travailleurs en grève.

 

 

Ont soutenu la conférence de presse du mardi 10 octobre à l’Union locale Cgt de Massy :

 

UD Cgt 91, UL Cgt de Massy, Fsu 91, Solidaire 91, Cnt 91, Collectif 29 mai Nord Essonne , Alternative citoyenne, LCR, PCF, PCOF, PS Chilly-Mazarin, Comité Cgt des sans papiers de Massy, Droit pour tous, L’association des tunisiens en France, la fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, les Jeunes antifascistes et anti-impérialistes…

 

 

En présence de :

 

Marie George Buffet (député, secrétaire nationale du Pcf) Olivier Besancenot (Porte parole de la Lcr ), Claire Villiers (Vice présidente du Conseil régional Ile de France), Bernard Véra (Sénateur Pcf de l’Essonne), Mouloud Aounït (Président du Mrap), Tarek Ben Hiba (Conseiller Régional Ile de France Alternative citoyenne), Lydie Benoit (Conseillère régionale Pcf), Philippe Cameau (Conseiller régional Pcf), Henri Fiori (Maire adjoint PS de Chilly-Mazarin), des conseillers municipaux Pcf de Massy et de Chilly-Mazarin, des représentants du Collectif 29 mai Nord Essonne et de nombreux délégués syndicaux Cgt…

 

 

 

Pour tout contact l’Union locale Cgt de Massy 14 Chemin des femmes 91300 Massy

 

Tel : 01 69 32 15 76. Fax : 01 60 11 56 04. Portable : 06 60 64 15 76 Email : ulcgtmassy@wanadoo.fr

 

Soutien financier à adresser à l’Union locale Cgt de Massy : Compte Crédit Coopératif n°21025332404

 

 

 

 

10 octobre 2006- Bourse du travail à MASSY

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 21:37

événement                                                                                                                      05 octobre 2006

 

Les sans-papiers occupent l’usine

 

Essonne. Les salariés d’une blanchisserie de Chilly-Mazarin sont en grève depuis lundi pour obtenir la régularisation de leurs collègues sans papiers.

 

 

À Chilly-Mazarin (Essonne), dans la zone industrielle de la Vigne-aux -Loups, des drapeaux rouges de la CGT encadrent le portail d’une usine où quatre hommes entretiennent un petit feu. Derrière, la cour est encombrée d’une forêt de chariots qui débordent de draps et serviettes sales, estampillées Saint James, Monceau Étoile ou Mercure Haussmann. Une allée qui serpente entre les paquets conduit à un petit immeuble de bureaux. Au rez-de-chaussée, les quelque 150 ouvriers de Modeluxe, l’ancienne Blanchisserie-Teinturerie de la Bièvre , sont en grève depuis lundi. Ils occupent les locaux sociaux pour obtenir la régularisation de 22 collègues sans titre de séjour et empêcher leur licenciement pour faute grave - la présentation de faux papiers-, engagé fin septembre. Au premier étage, des émissaires britanniques du groupe Davis, propriétaire de l’usine, sont venus épauler la direction locale dans la gestion de ce conflit inédit.

 

 

Cette grève « est un acte politique énorme », insiste Raymond Chauveau, secrétaire général de l’union locale CGT de Massy-Palaiseau, qui assiste les grévistes. « Jusqu’ici, les collectifs occupaient les parvis et les églises, c’est la première fois que des sans-papiers et leurs collègues se mettent en grève pour exiger des régularisations. » Le syndicaliste, qui trouve ironique que, dans les hôtels chics de Paris, « les bourges dorment dans des draps lavés par des sans-papiers », dénonce l’attitude de la préfecture de l’Essonne. Saisie depuis deux ans de la situation des salariés sans papiers de Modeluxe, elle leur a laissé espérer à plusieurs reprises leur régularisation, affirment les grévistes et leur syndicat. Ce qui fait dire à Raymond Chauveau, qui a longtemps été très discret sur cette affaire, de peur de mettre le préfet en porte-à-faux et perturber le règlement des dossiers : « Les sans-papiers font partie d’une politique agencée par les patrons avec la complicité de l’État. » Il ajoute : « Tout le monde sait que la présence de sans-papiers dans une entreprise est un moyen de chantage permanent sur les salaires et les conditions de travail. »

 

 

Contrôle de police

 

 

Les salariés de Modeluxe jouent depuis fin 2004 le rôle de la balle dans une partie de ping-pong entre la préfecture et leur direction. Le 13 décembre 2004, l’union locale de Massy, très engagée dans les luttes des sans-papiers, fait échouer un contrôle de police dans l’entreprise, diligenté sur la foi d’une dénonciation anonyme. Quelques jours plus tard, une délégation de la CGT va plaider à la préfecture la cause des salariés de la blanchisserie en situation irrégulière, quarante à l’époque, soit un quart de l’effectif. Beaucoup y travaillent depuis de nombreuses années, ils paient leurs impôts, et leur employeur, affirme la CGT , a sollicité avec succès le préfet « afin d’avoir la possibilité de poursuivre les contrats de travail malgré leur statut ».

 

 

Dans les mois qui suivent, la préfecture multiplie les signes qui laissent espérer aux ouvriers une issue positive : en avril 2005, le cabinet du préfet faxe à la CGT une liste des salariés de Modeluxe en situation irrégulière. En juillet 2005, ils constituent leurs dossiers en vue d’une régularisation et les déposent en main propre à la préfecture. Laquelle invite, en février 2006, l’union locale à une « rencontre » visant à « faire le point sur la situation des ressortissants étrangers sans papiers employés par la société Modeluxe ». En langage préfectoral, c’est un « signe politique très fort », estime Raymond Chauveau. « Le préfet a laissé les salariés travailler alors qu’ils étaient en situation irrégulière, leur a laissé espérer une régularisation, et maintenant les laisse se faire licencier ? On n’est pas d’accord ! » Modeluxe, après s’être accommodé pendant plusieurs mois de la présence des sans-papiers dans son personnel, a entrepris en décembre de les licencier, à la faveur d’un projet de cession de son capital à la société Finance conseil et stratégie. Le 14 septembre, elle a mis à l’ordre du jour d’un comité d’entreprises le projet de cession et aussi, plus insolite, « la situation des salariés de la société qui seraient en situation irrégulière ». Les élus ont refusé de donner leur avis tant que la préfecture de l’Essonne ne s’était pas décidée sur les dossiers.

 

 

La préfecture refuse de négocier

 

 

Contactées hier, ni la direction de Modeluxe ni la préfecture n’ont souhaité répondre aux questions de l’Humanité. « À aucun moment, le préfet n’a promis de régulariser ces travailleurs étrangers », a affirmé Michel Auboin, le secrétaire général de la préfecture de l’Essonne, mardi dans le Parisien. « Il a juste accordé un délai pour examiner tous les dossiers. » Pour expliquer les atermoiements de l’administration, Michel Auboin indique que le préfet « a hésité à prendre une position ferme car il se demandait quelles étaient les responsabilités dans cette affaire. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas si la fraude vient d’une filière malienne (sic) d’immigration clandestine, ou si l’entreprise a profité de cette main-d’oeuvre clandestine. » La religion de la préfecture est faite quant aux régularisations : hors les quatre salariés qui ont obtenu fin septembre leur titre de séjour, « les dossiers ne seront pas réexaminés, il n’y a plus de négociation ». À plus forte raison, insiste-t-il, pour ceux « qui ont été embauchés avec de faux documents ».

 

 

« Cet argument ne tient pas, soupire Raymond Chauveau. Quand nous avons obtenu 80 régularisations en 2002 après l’occupation du parvis de Saint-Paul à Massy, la préfecture a récupéré les faux papiers d’identité en échange des titres de séjour. » Le militant délivrait hier aux grévistes une leçon de syndicalisme : « N’oubliez pas, c’est vous qui avez le rapport de forces, nous devez rester unis, et ne pas les laisser mettre des coins dans le mouvement », expliquait-il aux salariés, avant de monter avec une délégation négocier au premier étage à la demande de la direction. Qui veut bien entendre les revendications des salariés, pourvu qu’ils reprennent le travail. « On continue, on ira jusqu’au bout », ont commenté les grévistes.                                                    

 

                        Lucy Bateman

 

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 21:04

PÉTITION de SOLIDARITÉ AVEC LES OUVRIERS

 

 « SANS PAPIERS » de MODELUXE

 

EN GRÈVE POUR LEUR RÉGULARISATION

 

 

Monsieur le Préfet de l’Essonne,

 

 

D’après les pouvoirs qui vous sont conférés, vous pouvez immédiatement régulariser les ouvriers « sans papiers » de l’entreprise Modeluxe qui sont en grève depuis le 29 septembre 2006.

 

 

Vous le devez car depuis la fin 2004, la Préfecture a, de fait, reconnu à l’entreprise Modeluxe la possibilité de poursuivre le contrat de travail de ces ouvriers.

 

 

Nom

 

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Ville

 

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour tout contact l’Union locale Cgt de Massy 14 Chemin des femmes 91300 Massy

 

Tel : 01 69 32 15 76. Fax : 01 60 11 56 04. Email : ulcgtmassy@wanadoo.fr

 

 

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